jeudi 13 décembre 2012

art-de-vivre savoir-vivre

L'art de vivre est l'une des préoccupations du philosophe. Les questions ne manquent pas:
  • qu'est-ce que la vie ?
  • quels sont les buts de la vie ?
  • comment vivre bien ?..
Autant de questions, autant de réponses variées selon les époques, selon les cultures, selon l'âge de l'individu.

Quelques éléments personnels

Je considère la vie comme un cadeau qui m'a été offert par deux êtres chers, mes parents. Sans eux, pas de vie, pas de réflexion philosophique.
Dans ce concept, j'ai envie de profiter de ce cadeau le plus longtemps possible. Éveillé, mes sens me permettent d'enregistrer dans mon cerveau des images, des sons, des sensations tactiles, des odeurs, des émotions. Petit à petit, ces expériences constituent mon vécu, elles m'aident à nourrir mes pensées.
Cela n'exclut pas les difficultés de ce long parcours entre la naissance et la mort. Mais quelle belle aventure pleine d'imprévus et d'apprentissages successifs.
La vie est donc une succession d'adaptations physiques et psychiques entraînant des apprentissages de connaissances diverses. D'où l'expression courante, malgré une espérance de vie moyenne de plus de soixante-dix ans, la vie est courte
Les buts poursuivis pendant cette période sont multiples, changeants.
Pour les uns, c'est survivre dans un environnement hostile sans trop souffrir.
D'autres plus favorisés, souhaitent se développer harmonieusement en apprenant, en fondant une famille, en construisant des oeuvres...
Pour les plus ambitieux, c'est exploiter, posséder, s'enrichir, exercer un pouvoir sur d'autres hommes...
Bien vivre laisse sous-entendre qu'il y a un modèle ou un standard fixant des critères de bien ou de mal (moralité), de bon ou de mauvais( santé physique et psychique). Cette norme sociale devrait apporter un équilibre de confort et de bonheur.
Il n'en va tout à fait ainsi, les consensus sont difficiles à établir et les entorses aux modèles sont innombrables.
Si l'homme en tant qu'individu apprend facilement et s'adapte rapidement, les sociétés apprennent difficilement, s'adaptent plus lentement.
Les équilibres fragiles sont souvent cassés par tel ou tel évènement. Il faut reconstruire, recommencer des discussions, retrouver un nouvel équilibre. Depuis des siècles, nous n'avons pas supprimé la guerre entre les peuples et les communautés, nous n'arrivons pas à supprimer la misère et la souffrance.
La notion de progrès est extrêmement confuse, certains pensent progrès scientifiques, progrès technologiques, progrès matériels, mais le progrès social est en panne.
La peine de mort existe toujours, les dictatures sont présentes dans beaucoup de pays, les démocraties sont défaillantes, les inégalités (travail, logement, soins..) sont omniprésentes.
  

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire